3ième partie du résumé des 2 livres de Watchman NEE

Lorsque nous étudions le don du Saint-Esprit, il est bon de le considérer sous deux aspects.

 

1)L’Esprit répandu sur nous,

2)L’Esprit répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit

 

L’Esprit sur nous. Nous sommes convaincus d’être dans la vérité en distinguant ainsi les manifestations extérieures et intérieures de son action et si nous les comparons, nous arriverons nécessairement à la conclusion que l’activité intérieure du Saint-Esprit est la plus précieuse. Mais son activité extérieure est précieuse, aussi, car Dieu n’a pour ses enfants que des dons excellents.

Les saints de l’Ancien Testament, qui étaient moins favorisés que nous, savaient mieux que nous apprécier la valeur de ce don de l’Esprit répandu sur eux. De leur temps, c’était un don accordé uniquement à quelques élus – principalement aux sacrificateurs, aux juges, aux rois et aux prophètes (Moïse, David, Elie), alors qu’il est aujourd’hui le privilège de chaque enfant de Dieu.

En recevant le don du Saint-Esprit, nous nous demandons immédiatement : « Comment puis-je recevoir le Saint-Esprit, de manière à être pourvu de dons spirituels, et rempli de puissance pour le service ? » Sur quelle base l’Esprit a-t-Il été donné ?

L’Esprit répandu (Actes 2 : 32 à 36)

Ce Jésus, en effet, Dieu l’a ressuscité et nous en sommes tous témoins. Après qu’il a été élevé à la droite de Dieu, il a reçu du Père, le Saint-Esprit qui avait été promis. Le résultat de son élévation a été que le Saint-Esprit a été donné d’abord au Seigneur Jésus, pour qu’Il le répande ensuite sur son peuple. Ceci montre tout à fait clairement l’effusion de l’Esprit n’a aucun rapport avec vos mérites ou les miens, mais uniquement avec les mérites du Seigneur Jésus glorifié.

Résumons :

  • C’est parce que le Seigneur Jésus est mort sur la croix que j’ai reçu le pardon de mes péchés.
  • C’est parce que le Seigneur Jésus est ressuscité d’entre les morts que j’ai reçu la vie nouvelle (la seconde naissance).
  • C’est parce que le Seigneur Jésus a été élevé à la droite du Père que j’ai reçu l’Esprit qu’Il a répandu. Tout est à cause de Lui, rien à cause de moi.

 

Comment avons-nous été justifiés ? Non pas en cherchant à faire quelque chose, mais en acceptant le fait que le Seigneur Jésus a tout accompli. Nous sommes revêtus du Saint-Esprit exactement de la même manière, non pas en comptant sur nos bonnes actions, mais en mettant notre foi en ce que le Seigneur a déjà tout accompli.

  • La rémission des péchés n’est pas basée sur le mérite humain, mais sur la crucifixion du Seigneur.
  • La régénération n’est pas basée sur le mérite humain, mais sur la résurrection du Seigneur.
  • Le revêtement du Saint- Esprit n’est pas basé sur le mérite humain, mais sur l’élévation du Seigneur. Le Saint-Esprit n’a pas été répandu sur vous ou sur moi pour montrer combien nous sommes grands, mais pour manifester la grandeur du Fils de Dieu.

 

Si nous n’en avons pas fait l’expérience, il nous faut demander à Dieu une révélation du fait éternel du baptême du Saint-Esprit, qui est le don du Seigneur à son Eglise. Dès que nous aurons vu cela, tout effort cessera, et notre prière se changera en louange. Ce fut une révélation de ce que le Seigneur a fait pour le monde qui a mis fin à nos efforts pour trouver le pardon de nos péchés, et c’est une révélation de ce que le Seigneur a fait pour son Eglise qui mettra fin à nos efforts pour obtenir le baptême du Saint-Esprit. Nous nous « efforçons » parce que nous n’avons pas vu l’œuvre de Christ. Mais une fois que nous l’aurons vue, la foi jaillira dans nos cœurs, et à mesure que nous croirons, l’expérience viendra.

 

L’Esprit en nous.

Lorsque nous voyons Christ comme Seigneur élevé sur le Trône dans les cieux, nous expérimentons la puissance de l’Esprit sur nous. Lorsque nous voyons Christ comme Seigneur, comme Maître réel de notre vie, nous connaissons la puissance de l’Esprit en nous.

 

Pour beaucoup de chrétiens, le Saint-Esprit est tout à fait irréel. Ils le regardent comme une simple influence ; une influence bonne sans doute, mais rien d’autre qu’une influence. Dans leur pensée, ils confondent plus ou moins la conscience et l’Esprit, comme « quelque chose » en eux qui les reprend lorsqu’ils ont mal agi, et qui s’efforce de leur montrer comment être bons.

La raison pour laquelle beaucoup de chrétiens ne connaissent pas la puissance de l’Esprit dans leur vie, bien qu’Il demeure réellement dans leur cœur, c’est parce que leurs yeux n’ont pas été ouverts au fait de sa présence. La réalité est là, mais ils ne l’ont pas vue.

Comment se fait-il que certains chrétiens vivent une vie de victoire, tandis que d’autres vivent dans un état de défaite continuelle. La différence ne provient pas de la présence ou l’absence de l’Esprit (car Il habite dans le cœur de chaque enfant de Dieu), mais du fait que les uns reconnaissent qu’Il demeure en eux, tandis que les autres ne L’ont pas reconnu. Seule la révélation véritable du fait que l’Esprit demeure dans notre cœur, peut révolutionner la vie de chaque chrétien.

 

La souveraineté absolue de Christ en nous.

Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit, qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu, et que vous n’êtes point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps. (1 Corinthiens 6.19- 20).

 

Lorsque nous avons découvert le fait que nous sommes la demeure de Dieu, alors l’abandon total de nous-mêmes à Dieu devra suivre. Lorsque nous voyons que nous sommes le temple de Dieu, nous reconnaissons immédiatement que nous ne sommes point à nous-mêmes.

La consécration suivra la révélation. La différence entre les chrétiens victorieux et ceux qui restent dans la défaite n’est pas due au fait que les uns ont l’Esprit et que les autres ne L’ont pas, mais elle vient de ce que les uns savent qu’Il habite en eux et que les autres ne le savent pas ; et par conséquent, les uns reconnaissent à Dieu le droit de propriété sur leur vie, tandis que les autres sont encore leurs propres maîtres.

 

La révélation est le premier pas vers la sainteté, et la consécration en est le second. Un jour doit arriver dans notre vie, où nous abandonnons tout droit sur nous-mêmes pour nous soumettre à la souveraineté absolue de Jésus-Christ.

Des conséquences pratiques peuvent être soulevées par Dieu, pour éprouver la réalité de notre consécration. Il doit y avoir un jour où, sans réserve, nous Lui abandonnons tout – nous-mêmes, nos familles, nos biens, nos intérêts et notre temps. Tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons est désormais à Lui, pour être entièrement à sa disposition.

A partir de ce jour, nous ne sommes plus nos propres maîtres, mais uniquement des administrateurs. Tant que la souveraineté de Jésus-Christ n’est pas établie dans nos cœurs, l’Esprit ne peut pas agir efficacement en nous. Il ne peut pas réellement diriger nos vies tant que nous n’en avons pas remis le contrôle entre ses mains.

 

Entre tes mains, j’abandonne.  

 Cantique N° 117 dans Unissons

 

Entre tes mains j’abandonne tout ce que j’appelle mien,

Oh ne permets à personne Seigneur d’en reprendre rien

Oui prends tout Seigneur (Bis) entre tes mains j’abandonne tout avec bonheur

Je n’ai pas peur de te suivre sur le chemin de la croix

C’est pour toi que je veux vivre, je connais, j’aime ta voix

Oui prends tout seigneur (bis) sans rien garder je te livre tout avec bonheur

Tu connais mieux que moi-même, tous les besoins de mon cœur

Et pour mon bonheur suprême, tu peux me rendre vainqueur

Oui prends tout Seigneur (bis) Je ne vis plus pour moi-même, mais pour mon sauveur

 

Souvenons-nous de ces paroles de la première épître de Jean : « Dieu nous a donné la vie éternelle et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5.11-12).

La vie de Dieu ne nous est pas donnée comme un objet séparé ; la vie de Dieu nous est donnée dans le Fils. C’est « la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6.23). Notre relation avec Christ est notre relation avec la vie.

 

C’est une expérience bénie que de découvrir la différence qu’il y a entre les grâces chrétiennes et Christ, de connaître la différence entre l’humilité et Christ, entre la patience et Christ, entre l’amour et Christ. Souvenons-nous encore de ce que nous dit (1 Corinthiens 1.30) : « Jésus-Christ a été fait pour nous, de la part de Dieu, sagesse, justice, sanctification, et rédemption ».

La notion courante de la sanctification veut que chaque point particulier de la vie soit rendu saint.

 

La sainteté, c’est Christ. C’est le Seigneur Jésus en nous qui est cette sainteté. Tout est compris dans la sainteté : l’amour, l’humilité, la force, le contrôle de soi. Aujourd’hui j’ai besoin de patience. Il est notre patience. Demain j’aurai besoin de pureté. Il est notre pureté ! Il est la réponse à tous nos besoins.

C’est pourquoi Paul parle du « fruit de l’Esprit « , comme d’un seul fruit (Galates 5.22), et non de plusieurs « fruits », de plusieurs dons séparés. Dieu nous a donné son Saint-Esprit, et quand nous avons besoin d’amour, le fruit de l’Esprit, c’est l’amour ; quand nous avons besoin de joie, le fruit de l’Esprit, c’est la joie.  Peu importe notre besoin personnel, ou les mille et une choses qui nous manquent, Dieu a une seule réponse, mais une réponse suffisante : son Fils Jésus-Christ, et Il est la réponse à tous les besoins de tous les hommes.

 

La loi de l’Esprit de vie

Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent non selon la chair, mais selon l’Esprit, parce que la loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. (Romains 8.1-2).

Mais d’où me vient ce sentiment de condamnation ? Ne serait-ce pas de la conscience de mes défaites et du sentiment de mon impuissance à y remédier ?

Avant d’avoir vu que Christ était ma vie, je souffrais du sentiment constant de mon incapacité, mes limitations entravaient mes pas, je me sentais désemparé à tout instant. Je criais sans cesse : « Je ne puis pas faire ceci ! Je ne puis pas faire cela. » Malgré tous mes efforts, je voyais que je ne pouvais pas « plaire à Dieu » (Romains 8.8). Mais en Christ, il n’y a plus de « Je ne puis pas ». C’est maintenant : « Je puis tout par Celui qui me fortifie  » (Philippiens 4.13).

 

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