Résumé des 2 livres de Watchman NEE (5/5)

Je profite de cette occasion pour vous souhaiter à toutes et à tous une excellente année 2021, de préférence sans COVID.

LE CHEMIN DU PROGRÈS : PORTER LA CROIX, porter sa croix.                                                

Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi »

Il nous faut maintenant garder devant nous quatre passages des Évangiles. Les voici :

 

  1. Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je suis venu apporter non la paix, mais l’épée. Je suis venu mettre la division entre le fils et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis ceux de sa propre maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; et celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Celui qui aura conservé sa vie la perdra ; et celui qui aura perdu sa vie à cause de moi la retrouvera. (Matthieu 10.34-39)
  2. Il leur en parlait ouvertement (de sa mort). Pierre l’ayant pris à part, se mit à lui faire des remontrances. Mais jésus, se retournant et regardant ses disciples, censura Pierre et lui dit : Arrière de moi, Satan ! Car tes pensées ne viennent pas de Dieu ! Tu penses comme les hommes. Puis, ayant appelé le peuple avec ses disciples, il leur dit : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera. (Marc 8.32-35)
  3. Souvenez-vous de la femme de Loth ! Celui qui cherchera à sauver sa vie la perdra ; et celui qui la perdra la retrouvera. Je vous le déclare, en cette nuit-là, deux hommes seront dans le même lit ; l’un sera pris et l’autre laissé. (Luc 17.32-34)
  4. En vérité, en vérité, je vous le déclare, si le grain de froment ne meurt après être tombé dans la terre, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perdra ; et celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur ; si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. (Jean 12.24-26)

Ces quatre passages ont un trait commun. Dans chacun d’eux, le Seigneur nous parle de l’activité de l’âme humaine, et dans chacun d’eux, Il touche à un aspect ou à une manifestation différente de la vie de l’âme. Il montre très clairement, dans ces versets, que le problème de l’âme de l’homme ne peut être résolu que par un seul moyen : porter chaque jour notre croix pour Le suivre.

Porter sa croixc’est accepter de prendre la forme de l’esclave et de marcher vers la mort de notre égoïsme. Porter sa croix c’est renoncer à être le seul maître de notre existence, et reconnaître que pour atteindre la vie véritable, il nous faut mourir au péché, comme nous le disait saint Paul : « si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui » (Rom. 6, 8).

Porter sa croix c’est savoir reconnaître humblement notre condition de créature devant Dieu, reconnaître que ses commandements sont en vue de notre bonheur et nous attacher à les mettre en pratique, même si cela nous demande de difficiles changements dans notre vie.

Porter sa croix c’est soutenir avec ardeur le combat spirituel contre nos faiblesses naturelles pour que triomphent en nous les vertus.

Porter sa croix aujourd’hui c’est témoigner de la vérité de l’Évangile et défendre les valeurs non négociables de la vie, de la famille et de l’amour.                                                                 

Porter sa croix c’est exercer au quotidien l’amour fraternel auprès de ceux qui nous entourent, savoir écouter notre prochain et accepter de voir son intérêt avant de voir le nôtre.

Porter sa croixc’est rester disponible à Dieu, et nous laisser surprendre par lui comme cette femme qui a ouvert sa maison au prophète Élisée (2R 4, 8). « Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé » (Mt 10,40) dit Jésus dans l’Évangile. Cette femme a ouvert non seulement sa maison, mais aussi son cœur à Dieu. Combien grande fut sa récompense.

Porter sa croix c’est aussi accepter les épreuves, petites ou grandes de notre vie : le deuil, la maladie, les divisions dans nos familles, en nous abandonnant dans la confiance à la volonté de Dieu.

Porter sa croixc’est partager la souffrance du cœur de Jésus devant les échecs de son amour et l’infidélité de ses âmes de prédilection.

Porter sa croix à la suite de Jésus c’est en définitive aimer en souffrant et souffrir en aimant, en nous rappelant cet autre appel de Jésus : « Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger. » (Mt 11,29-30).

Le Seigneur parle encore du problème de l’âme dans (Luc 17 : 34- 35) en relation avec son retour. Il parle du « jour où le Fils de l’homme sera manifesté », « L’un sera pris et l’autre laissé »

Que signifie :  prendre le joug de Jésus ? Le joug est la pièce reliant deux bœufs ensemble afin de tirer la charrue). Il permet de tirer plus facilement un fardeau. Autrement dit, en nous proposant son joug, Jésus ne fait rien d’autre que de nous offrir de l’aide pour porter notre fardeau, car un joug est toujours prévu pour deux.
De plus Jésus dit : « mon joug ». Ce qui veut dire qu’il y est déjà  attelé en premier et qu’il nous propose la place à côté de lui pour nous aider à tirer notre fardeau..
Tirer seul le fardeau de notre péché est plus difficile que de le tirer avec Jésus.

Jésus nous propose de prendre sur nous le joug de la Foi, de la Confiance en sa Miséricorde, de l’abandon de tout notre être entre ses mains.
C’est bien en accueillant au cœur de nos vies sa présence que nous trouverons le repos qu’il promet ; et la charge qui jusque-là nous écrasait, nous paraîtra légère, car c’est Lui qui la portera pour nous.

 

 

Marcher selon l’Esprit

 

La chair » étant « faible », nous ne pouvons pas, « selon la chair », accomplir la justice de la loi, Souvenons-nous qu’il ne s’agit pas ici de notre salut, mais de plaire à Dieu. Et c’est à cause de notre incapacité que Dieu a fait deux choses. Il est premièrement intervenu au cœur de notre problème. Il a envoyé son Fils qui est mort pour le péché et, par-là, « a condamné le péché dans la chair ». Cela signifie qu’Il a mis à mort, en sa Personne, tout ce qui en nous appartenait à la vieille création, que nous l’appelions « notre vieil homme », ou « la chair », ou « le moi », Dieu a ainsi frappé à la racine même du mal, en supprimant la base de notre faiblesse. Ce fut la première intervention divine.

Cependant, « la justice prescrite par la loi » devait encore être accomplie « en nous ». Comment cela pouvait-il se faire ? Il fallait cette deuxième intervention de Dieu : le Saint-Esprit venant demeurer en nous. C’est Lui qui est envoyé pour se charger de l’aspect intérieur de ce problème, et Il peut le faire selon la Bible si nous « marchons … selon l’Esprit.

 

Que signifie « marcher selon l’Esprit ? » Cela signifie deux choses.

Tout d’abord, ce n’est pas une œuvre, c’est une marche. Que Dieu soit loué ! Les efforts désespérés et stériles que je m’imposais, lorsque je cherchais, dans la chair à plaire à Dieu, ont fait place au repos et à la joie, dans la dépendance de « sa force qui agit puissamment en moi » (Colossiens 1.29). C’est pourquoi Paul met en contraste les « œuvres » de la chair avec le « fruit » de l’Esprit.

Ensuite, « marcher selon » implique la soumission.

  • Marcher selon la chair signifie que je cède aux exigences de la chair, et les versets qui suivent (Romains 8.5-8) montrent clairement où cela me conduit. Cela ne peut que me mettre en conflit avec Dieu.
  • Marcher selon l’Esprit, c’est être soumis à l’Esprit. Il y a une chose qui est impossible à l’homme qui marche selon l’Esprit, c’est être indépendant de Lui. Il faut que je sois soumis au Saint-Esprit. C’est Lui qui doit avoir l’initiative de mes actes. Ce n’est que dans la mesure où je m’abandonne à Lui, pour Lui obéir, que je verrai la « loi de l’Esprit de vie » agir librement, et la « justice prescrite par la loi » (tout ce que je m’étais efforcé de faire pour plaire à Dieu) s’accomplir non plus par moi, mais en moi. « Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » (Romains14).

Nous connaissons tous les paroles de la bénédiction que nous avons dans 2 Corinthiens 13.14 : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ».

L’amour de Dieu est la source de toute bénédiction spirituelle ; la grâce du Seigneur Jésus a mis cette richesse spirituelle à notre portée, et la communion du Saint-Esprit est le moyen par lequel elle nous est donnée. L’amour est quelque chose de caché dans le cœur de Dieu ; la grâce est cet amour exprimé et offert dans le Fils, la communion est le don de cette grâce par l’Esprit.

Lorsque nous voyons quelque chose de ce que Dieu a accompli en Christ, nous répondons naturellement : « Merci, Seigneur ! », et la foi suit spontanément. La révélation est toujours l’œuvre du Saint- Esprit, qui nous est donné et nous prend par la main, afin de nous conduire dans toute la vérité en nous ouvrant les Écritures.

« Quand lui, l’Esprit, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16, 13). Comptons sur Lui, car c’est pour cela qu’Il est ici ; et lorsque nous avons des difficultés devant nous, soit un manque de compréhension, soit un manque de foi, apportons directement au Seigneur ces difficultés : « Seigneur, ouvre mes yeux. Seigneur, fais-moi comprendre clairement ceci. Seigneur, aide-moi dans mon incrédulité ! » Il ne nous fera jamais défaut !

 

Marcher selon la chair ou selon l’Esprit, c’est le cœur du problème. Il y a en nous une vie nouvelle si nous avons reçu Christ. Nous avons tous ce bien précieux, mais :

Pourquoi cette vie a-t-elle une si faible expression ?

Pourquoi cette vie ne déborde-t-elle pas pour se communiquer à d’autres ?

Pourquoi est-elle si peu apparente, même dans nos propres vies ?

La raison pour laquelle il y a si peu de signes de cette vie, alors qu’elle est en nous, c’est que notre âme enveloppe et limite cette vie (comme la balle enveloppe le grain de froment), de sorte qu’elle ne peut se manifester. Nous vivons dans l’âme, nous travaillons et servons avec nos propres forces naturelles ; nous ne vivons pas de Dieu. C’est l’âme qui empêche l’éclosion de la vie. Perdons-la, c’est le chemin de la plénitude.

 

Il nous faut d’abord être au clair sur un point important : l’âme, avec ses réserves d’énergie et de ressources naturelles, nous suivra jusqu’à notre mort. Jusqu’à ce moment-là, et de jour en jour, il sera continuellement nécessaire que la Croix opère en nous profondément pour contrecarrer cette source de la nature. C’est la loi permanente du service qui est posée dans ces mots : « Qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. » (Marc 8.34).

Nous ne pourrons jamais nous y soustraire, car celui qui veut l’éviter « n’est pas digne de moi » (Matthieu 10.38) ; « il ne peut être mon disciple » (Luc 14.27). La mort et la résurrection doivent être le principe qui agit constamment dans nos vies, pour que nous « perdions » notre âme, afin que l’Esprit ait toute liberté.

Il nous faudra peut-être traverser une crise qui transformera notre vie entière et notre service pour Dieu.

C’est une porte étroite, par laquelle nous entrons dans un chemin entièrement nouveau. Dieu doit nous amener à une expérience profonde où, notre puissance naturelle sera touchée et fondamentalement affaiblie, de sorte que nous n’oserons plus avoir confiance en nous. Il a dû agir à l’égard de plusieurs d’entre nous d’une manière très sévère et nous faire passer par des chemins difficiles et douloureux pour nous amener là. Il arrive enfin un moment où nous « n’aimons » plus faire une œuvre chrétienne – nous craignons en vérité de faire quelque chose au nom du Seigneur. Mais c’est alors qu’enfin Dieu peut commencer à se servir de nous.

 

Watchman Lee déclare : un an après ma conversion, j’avais la passion de prêcher. Il m’était impossible de rester silencieux. C’était comme si une force intérieure me poussait à parler, et je devais obéir. Prêcher était devenu ma vie. Le Seigneur peut, dans sa grâce, nous permettre de continuer ainsi pendant un temps assez long – et même avec une certaine mesure de bénédiction – jusqu’au jour où cette force naturelle qui nous pousse sera touchée. Désormais, nous ne le ferons plus parce que nous le désirons, mais parce que le Seigneur le demande.

Avant cette expérience, nous pouvions prêcher pour la satisfaction que nous trouvions à servir Dieu de cette manière et cependant, le Seigneur ne pouvait pas obtenir de nous le service qu’Il aurait, Lui, désiré de nous.

Nous vivions par notre vie naturelle, et cette vie est fort capricieuse. Elle est l’esclave de notre tempérament. Si nos émotions nous y incitent, nous nous donnons de toute notre force à son œuvre ; si nos sentiments nous poussent d’un autre côté, nous refusons d’avancer là même où le devoir nous appelle.

 

Nous ne sommes pas souples entre les mains du Seigneur. Il doit donc affaiblir en nous cette force de sentiments, de sympathie ou d’antipathie, nos capacités naturelles, pour nous amener à faire une chose, parce qu’Il la désire et non parce que nous l’aimons. Que cela nous plaise ou non, nous la ferons tout de même. Ce n’est plus parce que nous en tirons une certaine satisfaction personnelle que nous ferons telle ou telle œuvre pour Dieu. Non, nous la ferons parce que telle est la volonté de Dieu, et sans en attendre quelque joie consciente. La vraie joie que nous connaissons en faisant sa volonté est plus profonde que nos émotions variables.

 

Dieu veut nous amener à la place où Il n’a plus qu’à exprimer un désir pour que nous y répondions instantanément. C’est là l’esprit du serviteur. « J’ai dit : Me voici, je viens avec le rouleau du livre qui est écrit pour moi. Mon Dieu, je prends plaisir à faire ta volonté et ta loi est au fond de mon cœur. » (Psaume 40.8-9) Mais un tel esprit ne viendra pas naturellement. Il se manifestera seulement lorsque notre âme, le siège de notre énergie, de notre volonté et de nos sentiments naturels, aura connu le toucher de la croix, Oui, c’est cet esprit du serviteur que Dieu cherche et veut avoir en nous tous. Le chemin qui nous y amène peut être, pour les uns, douloureux et long, mais Dieu a ses voies, et nous devons les respecter. (Jean 15 : 5) Jésus dit : Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi, vous ne pouvez rien faire.

 

Si nous voulons être des hommes et des femmes spirituels, nous n’avons nul besoin d’être amputés des pieds et des mains ; nous possédons encore notre corps. De la même manière, nous avons notre âme, avec le plein usage de ses facultés ; et cependant, notre âme n’est plus la source de notre vie. Nous ne vivons plus en elle ; nous ne puisons plus notre énergie en elle, pour vivre par elle ; nous nous en servons simplement. Si le corps devient notre vie, nous vivons comme des animaux. Si l’âme devient notre vie, nous vivons en rebelles et en fugitifs devant Dieu, même si nous sommes doués, cultivés, instruits, mais étrangers à la vie de Dieu. Mais, lorsque nous en arrivons à vivre notre vie dans l’Esprit et par l’Esprit, bien que nous employions encore les facultés de notre âme comme nos forces physiques, elles sont désormais les servantes de l’Esprit ; et lorsque nous en sommes là, Dieu peut réellement nous employer.

Mais pour atteindre ce but, nous devons laisser l’Esprit Saint s’étendre pleinement en nous.

 

La libération du Saint Esprit en nous. (Le brisement)

 

La mort, dans l’homme naturel qui renonce à lui-même permet maintenant à la Vie (le Saint Esprit) de se manifester progressivement.

Pour comprendre ce fait, Watchman NEE a choisi d’appeler :

  1. L’esprit de l’homme « l’homme intérieur »,
  2. L’âme « l’homme extérieur »
  3. Le corps physique, « homme tout à fait extérieur.

L’esprit de l’homme peut donc être représenté comme étant entouré de son âme, entourée elle-même par le corps physique.

(Jean 12 : 24) Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, mais s’il meurt il porte beaucoup de fruit.

La vie est bien dans le grain de blé, mais il a une enveloppe très dure à l’extérieur. Il faut donc que cette enveloppe se brise pour s’ouvrir et germer. L’Ecriture nous dit : Celui qui aime sa vie la perdra, mais celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. Pour que la vie intérieure (l’Esprit) puisse se manifester, il est indispensable que la vie extérieure soit perdue, car si elle demeurait intacte, la vie intérieure ne pourrait jamais faire son apparition.

 

Dans l’Eglise d’aujourd’hui, un chrétien fera grand cas de son intelligence vive, se regardant comme important, pour un autre, ce sera de profondes qualités de cœur, ses émotions propres qu’il considérera comme un trésor, d’autres estimes qu’ils sont meilleurs que le reste du monde, que leur éloquence surpasse celle de leurs frères, que leur promptitude à agir, leur charisme ou l’exactitude de leurs jugements les rendent supérieurs. Mais retenons que si l’extérieur ne soit brisé, l’intérieur ne sera apprécié par personne. Ainsi nous ne faisons l’expérience d’une vie qui se répande, mais l’Eglise elle-même ne jouit pas de cette vie abondante.

Prière :

Seigneur, je m’offre à toi sans condition, je m’abandonne sans réserve entre tes mains, c’est avec joie que je m’offre à toi et que je suis prêt à te permettre d’accomplir ta volonté en moi.

Pour amener des âmes à notre Seigneur, ni la doctrine, ni la théologie, ni une bonne connaissance intellectuelle de la Bible ne nous sont d’un grand secours, mais, seul le brisement de notre homme extérieur est utile pour que Dieu puisse se manifester et nous utiliser d’une manière efficace, car c‘est l’Esprit seul qui vivifie.

 

La libération de l’Esprit nous ouvre la possibilité de demeurer toujours davantage en Dieu, et on découvre l’esprit de révélation dans la Bible. Sans effort, nous pouvons nous servir de notre esprit pour recevoir une révélation divine. Quand nous rendons témoignage, quand nous prions ou que nous prêchons, c’est par notre Esprit que nous faisons connaître la parole de Dieu en entrant en contact avec l’esprit des autres pour connaître leurs besoins, et certainement pas par nos qualités ou connaissances.

Après notre nouvelle naissance, le Saint Esprit a sa demeure en nous mais trop souvent notre homme extérieur le prive de sa liberté d’action. Être brisé, c’est abandonner nos activités propres, notre manière de penser, notre volonté personnelle d’agir, c’est accepter de dépendre de la grâce de Dieu.

 

Prière : Oh Dieu ! il n’y a en moi absolument rien qui ait de la valeur, et il n’y a aucune raison que je me donne du mal pour imiter qui ou quoi que ce soit. Je me confie en toi pour que tu accomplisses toi-même l’œuvre nécessaire.

 

Unissons N° 117

Entre tes mains j’abandonne tout ce que j’appelle mien.

Oh ne permets à personne, Seigneur d’en reprendre rien !

Refrain : Oui prends tout, Seigneur, Bis, entre tes mains j’abandonne tout avec bonheur

Je n’ai pas peur de te suivre sur le chemin de la croix, c’est pour toi que je veux vivre.

J’aime et je connais ta voix.

Oui, prends tout Seigneur, Bis, Sans rien garder je te livre, tout avec bonheur.

 

Tu connais mieux que moi-même tous les besoins de mon cœur, et pour mon bonheur

Suprême, tu peux me rendre vainqueur.

Oui, prends tout Seigneur, Bis, Je ne vis plus pour moi-même, mais pour mon Sauveur.

 

Prends mon corps et prends mon âme ; Que tout en moi soit à toi. Que par ta divine

Flamme, tout mal soit détruit en moi.

Oui, prends tout Seigneur, Bis, prends mon corps et prends mon âme,

Règne sur mon cœur.

 

AMEN

 

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